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Les noeuds coulants de la jungle sénartaise. Sortie du 26 avril


8 messages

Feuilled233

Feuilled233 le 28 avril 2026 à 17:51

Les noeuds coulants de la jungle sénartaise
Non, ce titre n'a rien à voir avec les expériences de Manu quand il était mercenaire au Mozambique, et pourtant il en a vu à l'infirmerie , des noeuds coulant malgré eux alors qu'au mess il y avait plus de blennorragies que de Glenmorangie ! 
Jorge, François, Alain, Pierrot, Nanard  Minos,   et feuille d'E se retrouvent peu après 8h03 sur le parking des frères Moreau . c'estl'heure d'été , l'heure des braves! 
Je dois effectuer une montée de selle sur mon Cube qui suscite une certaine curiosité : certains regardant les reflets dans le soleil du matin et d'autres se penchant sur l'équipement
Nnard veut essayer la bête : il bondit sur la bête avant que je n'ai le temps de mettre l'assistance et immédiatement la selle descend ; c'est un coup de la gaine qui a tiré le câble de selle télescopique ; heureusement tout rentre dans l'ordre pour partir sur le parcours sélectionné de 53 km
Patou est bloqué du cou après avoir visualisé le parcours du jour qui propose des mini boucles à Brunoy, Draveil et etiolles. Essayant de suivre  le parcours  sur la carte , Patou a vu ses vertèbres capituler .
Igor s'est mis un coup de marteau sur le crâne pour tester un casque mais est pris de vertiges. Il avait oublié de mettre le casque sur sa tête avant de frapper ! 
Pendant ce temps , la brigade légère des lolos est à Poligny, escorté par les vrombissants jean- sur leurs VAE. C'est en effet un critère exclusif pour participer à la rando en VAE . 
N'oublions pas Christine et Frédéric qui ont entamé un régime de préparation pour le stage à base de potée auvergnate au chou et d'aligot , 
Et c'est parti sous la conduite de Nanard qui porte de lourdes responsabilités de guide, photographe et assistance légère.Jorge et François ont aussi téléchargé la trace, ce qui aidera sur le parcours. Le sol est très sec, une légère poussière vole parfois alors que les branchages craquent sous les roues.
On commence par arpenter la forêt entre Quincy et Brunoy, puis on traverse à Tiffany pour goûter à mon Draveil avant de repartir vers Montgeron .
Parfois le choix du single est aléatoire et il faut enjamber quelques troncs qui ont poussé leurs derniers soupirs.
La pause arrive au bout de près de 30 km. Chacun choisit ''sol y sombra'' pour la dégustation alors qu'Alain entame un striptease au pied d'un billot. Nanard ne prend pas  beaucoup de temps pour cadrer les 7 vététistes du jour. 
Peu après Alain annonce son intention de repartir vers ses pénates et il sera accompagné par Jorge qui a du mal à mouliner car son pédalier semble graissé à la poudre de ciment. Il tient plus du moulin à café des années 50 que d'un tourniquet ailé qui vrombit  dans l'azur. 
Par où rentrons-nous, disent-ils ? 
Plusieurs mains se lèvent en indiquant des directions différentes : Alain fait la même tête qu'un aveyronnais se pointant au rond point de l'arc de Triomphe un vendredi soir avant de filer vers Quincy avec Jorge. 
Pierrot augmente le rythme : pas de boue, de longues lignes droites, et rien ne semble pouvoir ralentir notre coursier !Aujourd'hui ma batterie ne fait pas des siennes et cela permet de monter l'assistance pour suivre le rythme. On croise des chiens plutôt bien dressés et leurs maîtres attentionnés. Des bandes de marchands s'écartent comme le Jourdain s'est écarté devant Moïse.
Au bout de 45 km je veux prendre congés. François me rassure en m'indiquant le cap vers Draveil alors que nous sommes non loin du golf de Soisy.
J'aurais dû me méfier lorsqu'il m'a demandé si je préférais les singles ou les allées roulantes. 
Arrivés devant une étendue d'un vert puissant et sillonné par une trace étroite  et sèche, il me dit ''va'' et mes 4 camarades agitent leurs mains gantées.
Les 100 premiers mètres me permettent de pédaler cahin caha jusqu'à un premier arbre couché, puis un deuxième qui confirme vu son état que ce chemin n'a pas dû être parcouru depuis 5 ou 6 ans par un véhicule. Encore un arbre à franchir et le sentier n'est plus praticable. Des ronces de 70 centimètres forment un taillis inextricable. Je continue à avancer parallèlement à la clôture du parc de jeux en me félicitant de porter un pantalon long. C'est interminable. J'ai passé deux pylônes et il en reste encore deux . N'avancant plus, je bifurque vers la forêt en tentant de m'ouvrir un passage sans machette. Les ronces font des boucles autour des pédales, il faut tirer, soulever, alléger, zigzaguer...au bout de 25 mn d'effort , j'entends une voix: Un autochtone promène son chien tout en parlant sous sa capuche. Je prends à droite et file enfin pour retrouver mon chemin non loin de la Faisanderie. 
Il ne reste plus qu'à me laisser porter vers mon domicile en finissant sur deux barres de batterie, poussiéreux et heureux dès 68 km parcourus
JP

JP le 28 avril 2026 à 19:05

Bravo Feuille D'é pour ton CR et tes presque 70km parcouru avec ton nouveau "pure sang" électrique... Il t'a mis à l'épreuve.

georges

georges le 28 avril 2026 à 19:37

Merci Feuille D’é pour ton CR👍
jean michel wagner

jean michel wagner le 28 avril 2026 à 19:50

Merci Feuilledé pour ce CR et bravo pour la perf en terme de Km,tu es prêt pour le stage.👍
alain

alain le 28 avril 2026 à 23:48

Mais où notre feuille’d va chercher tout cela? C’est toujours un plaisir de lire ses CR ☺️😉.
Juan Manuel Gonzalez

Juan Manuel Gonzalez le 30 avril 2026 à 06:39

bravo Feuillede pour le CR toujours aussi agréable à lire.tu as raison pour l infirmerie 😂😂😂😂😂😂et au mess il y avait surtout plus de cocus que de buveurs de wisky.A bientôt avec grand plaisir 

pierre MENICOT

pierre MENICOT le 01 mai 2026 à 07:25

Sacré Feuille Dé ! Excellente prose, trop drôle, quelle imagination... Merci Feuille Dé
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