Feuilled233 le 27 octobre 2025 à 11:51
Alors que la pluie a bercé les dernières heures de cette longue nuit d'Automne , je saute sur la selle du Cube pour rejoindre le point de ralliement
En passant près du club de tir à l'arc de Draveil , je suis encerclé par une troupe cliquetante d'archers de tous âges qui brandissent leurs arcs en promettant de bander fort
ça sent furieusement la compétition de "tir nature" et j'évite donc le brame du cerf ou le gloussement de l'oie sauvage
je prends mes jambes à mon cou pour filer vers le parking où Patou a convoqué la troupe
certains auraient voulu venir avec leur sac de voyage pour le stage et brandissent un billet de 50€ pour être sûrs d'être de la fête de juin 2026
En rangs serrés, il y a là Zaza, Patou, Alain, Jorge, Lolo Raulent et Steven poulet
mais aussi JP, Nanard et sa Gopro, Christine de rose vêtue et Frédéric duc d'Orange sur leur Moustache, Igor, Manu l'ibérique hystérique (j'espère que je n'ai oublié personne )
il manque Minos qui prépare le grand prix du Mexique ( Caramba !) et Salva, parti décrocher son bateau perché dans un arbre après la tempête Benjamin
Tomtom est là aussi sur son Orbea , ayant abandonné son chantier de piscine ( à moins qu'il ne s'agisse d'un abri atomique ! il aurait doté le coffrage d'une membrane permettant aux gaz intestinaux de s'échapper pour la sauvegarde des habitants !)
Patou a repéré une trace qu'il certifie sans arbre abattu ! il indique qu'elle fait 39 km ce qui donne une indication pour le ceoukonva de juin : 39 = Jura !
Nous partons vers Combs la ville puisque Patou passe toujours devant son domicile pour ne pas se perdre
il déclare avoir dormi comme un loir sans avoir entendu la pluie nocturne !
en passant devant la salle Maria Pia , il rappelle que la projection du film de l'année sera le vendredi 21 novembre
Nous filons vers Varennes et partons tester les chemins de bord de champ en direction de Villemeneux
la boue est présente et la terre agricole veut nous coller
c'est sans compter sur l'énergie des mollets quincéens qui filent vers Lesigny
La matinée est riche en sessions de déshabillage, rhabillage : il fait fait frais dans la première heure puis ça se réchauffe mais les gouttes de pluie viennent perturber notre traversée du golf ;
pas facile de jouer en tenant un parapluie ! les impers se mettent et se démettent plus vite qu'un premier ministre démissionnaire ; heureusement que la tête du groupe en attend la queue car sinon on perdrait des coursiers
Alain file comme s'il avait été gorgé de carburant de la fusée Ariane ; Christine commente les écarts de Manu et Raulent qui jouent comme deux garnements
JP certifie que c'est une année pauvre en champignons sauf sur les jambes de Patou et qu'il ne s'agit pas d'agaricus bisporus malgré la présence de crottin de cheval sur nos sentiers
A la pause, Patou s'arrête le long d'un poste de transformation électrique , proposant ainsi de recharger les batteries
il semble que celle de la GoPro s'essouffle parfois à moins qu'il ne s'agisse d'une révolte contre son maître Nanard qui reprend sa quête des images
Christine ne mange aucune barre mais pense à son poulet grillé de midi confié à son gendre
après Santeny ce sera le retour vers Boussy avec des bouts de bitume qui succèderont à des cloaques
Avec mes lunettes de vue qui s'obscurcissent au moindre rayon de soleil , j'ai l'impression de pédaler sans phare dans la nuit noire
et lorsque les haies découpées laissent passer les rayons, j'ai l'impression d'avoir une lumière stroboscopique qui mitraille la cornée et je ne distingue plus où est le sillon tracé; celà provoquera quelques angoisses quand perdu dans les chemins , je ne rejoindrai mes camarades qu'au bout de cinq minutes de recherches zigzagantes et longtemps infructueuses
pas d'incident mécanique à signaler et cap sur la douche
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